« il nous a fait renaître pour une vivante espérance »
Voici trois dimanches que nous écoutons le 2ème chapitre du livre des Actes des Apôtres. Il décrit la naissance des premières communautés de baptisés au nom de Jésus. On y trouve les paroles de Pierre et l’action de Dieu : le don de l’Esprit Saint et le Seigneur qui adjoint de nouveaux membres à la communauté naissante.
Tous les textes de ce dimanche nous éclairent sur l’identité du Seigneur qui adjoint de nouvelles personnes à sa communauté, à son Église (même si ce terme apparaît plus tardivement). Il m’appelle à entrer ou à approfondir ma place dans la communauté des chrétiens.
Le Seigneur est comme un bon berger : il connaît son troupeau, il le sort de l’enclos tout en le protégeant. Les brebis le connaissent et lui font confiance. Avec lui, il n’y a pas de risque de se faire attaquer par un prédateur. Les brebis ne manquent de rien et ont la vie en abondance. C’est bien une question de vie et de mort. Seul le bon berger peut sauver les brebis.
Pour les contemporains de Jésus, cette image résonnait vraiment : comparer une communauté à un troupeau, c’est souligner sa valeur. Pour un berger, son troupeau, c’est sa fortune, son trésor, sa vie. Quand Jésus nous compare à un troupeau de brebis, il dit que nous avons une grande valeur à ses yeux, qu’il nous donne sa propre vie en abondance. Il nous invite à la confiance, car nous croyons que nous avons tous du prix à ses yeux.
Tout le psaume 22 est invitation à la confiance. D’une certaine manière, ce psaume décrit toute la vie chrétienne. L’herbe fraiche figure la nourriture de la Parole de Dieu et de la catéchèse. Les eaux tranquilles renvoient au baptême, le parfum à la confirmation et la coupe à l’Eucharistie. Le dernier verset reprend sa promesse de la vie éternelle. Il invite à la confiance envers et contre tout : le Seigneur nous donnera ce dont nous avons besoin pour notre vie de disciple. Il rassemble ce qui était dispersé ou divisé. Il soutient et nous guide sur notre chemin de vie. Il invite à la confiance dans les épreuves les plus dures, qui sont comme des ravins de la mort dans lesquels nous pouvons avoir peur de sombrer. Si la foi en lui ne fait pas disparaître ces épreuves, le Seigneur les traverse avec nous, et nous guide et nous rassure. Et cela change tout ! Alors, durant ce temps pascal, osons cette confiance qui change tout ! Elle transfigure nos vies en chemin joyeux, ensemble avec le Christ.
Aude Corvaisier-Riche, déléguée pastorale