Ces derniers dimanches, la liturgie nous a beaucoup enseigné sur la miséricorde de Dieu et sur le pardon que nous avons à donner inlassablement. Nos frères juifs ont de leur côté chaque année 10 jours spécifiques entre les fêtes de Rosh Hashanah – jour anniversaire de la Création, mais aussi jour du Jugement – et Yom Kippour – jour des expiations – (cette année du 11 au 21 septembre) pour un repentir et une remise en question intime basée sur la ferme résolution de s’améliorer et de se donner les moyens pour réparer, autant que faire se peut, le mal commis.
Cela comprend une demande de pardon à son entourage pour les vexations, heurts, ou malentendus qui ont pu se produire durant l’année. Car le repentir qui motive la demande de pardon à Dieu suppose, d’abord, une exigence envers soi : de quel droit demander à être pardonné par Dieu si je ne sais pas pardonner et si je ne demande pas pardon à celui que j’ai offensé ? Le mot hébreu que l’on traduit généralement par repentir, « teshouvah », signifie littéralement « retour » et « réponse » : « retour » vers Dieu, mais aussi retour sur nos actions, afin d’en percevoir une « réponse » qui nous amène à un renouvellement. C’est un appel à sortir de nos comportements récurrents mal ajustés pour faire du neuf, dans une dynamique du lien à restaurer dans nos relations aux autres et à Dieu. (Site de l’Amitié Judéo-chrétienne de France – Lyon, « Le devoir d’espérance » Yann Boissière.) Daniel Henry