Je rentre de la soirée de remerciement pour les bénévoles de la paroisse et je rends grâce pour cette année vécue ensemble dans la communauté. Sans vous, et sans chacun de vous, rien ne se serait possible. Et le texte de ce dimanche peut prendre une résonnance particulière.
Jésus invite ceux qui portent un fardeau à venir vers le Seigneur pour prendre son joug. Nous avons souvent une image négative du joug. Dans l’Evangile de dimanche, il est doux et léger. Et surtout le joug permet de porter à deux une charge plus lourde. Le passage n’explicite pas si c’est le Seigneur, ou une autre personne qui vient porter le fardeau avec nous. Et en résonnance avec hier soir, je suis touchée par cette image du joug porté à deux. De même, Jésus envoie ses disciples en mission toujours deux par deux. C’est comme si nous avions un immense joug, par lequel nous portions ensemble la vie de la communauté tout entière : par les services rendus à la communauté, les groupes de partage biblique, par les fraternités et la célébration des sacrements. Nous sommes attelés à la même tâche et nous marchons au même pas ! Et ce joug porté ensemble est léger.
Nous pouvons aussi laisser résonner ces paroles de Jésus dans nos vies. Jésus nous invite à prendre son joug. A l’époque de Jésus, « Prendre le joug » d’une personne suggère au sens figuré que l’on s’attache à elle pour marcher du même pas, attelés à la même tâche. Prendre le joug de Jésus, c’est donc s’attacher à lui pour marcher d’un même pas. Mais alors que le joug des bœufs est lourd, celui du Christ est facile à porter et nous procure le repos. C’est-à-dire, devenez disciples du Christ, et vous trouverez le repos intérieur.
Mettre ses pas dans ceux du Christ ne doit pas être une somme de tâches à accomplir qui viendrait alourdir un quotidien parfois déjà bien chargé. C’est accueillir le repos offert par le Seigneur. Je pense aussi au psaume le Seigneur est mon berger. Ici aussi, le Seigneur procure le repos. En ce début de vacances estivales, je vous souhaite de goûter à ce repos intérieur que le Seigneur nous offre quand nous marchons à sa suite.
La lecture du livre de Zacharie ajoute une touche de joie. Le messie attendu par Zacharie est venu au milieu des hommes et nous pouvons nous réjouir. Il est venu comme un roi sur un ânon, il est doux et miséricordieux et il proclamera la paix jusqu’aux nations. La foi en Christ, en particulier quand elle est partagée, est joie exultante. En ces jours de morosités dans les actualités, et pour entrer dans cette joie, nous pouvons relire le psaume de ce jour. Elle n’évacue pas la morosité et le désespoir mais les transperce.
Aude Corvaisier-Riche, déléguée pastorale